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Éditions
disponibles
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En français
En
français, le livre, L'amazone des Amériques
serait resté un ouvrage mythique si, de voyageur en voyageur,
une copie n'avait fini par se poser sur un bureau des éditions
Belin, qui aujourd'hui rééditent et ressuscitent un texte
trop étonnant pour perdre de sa magie en gagnant une seconde
vie.
L'amazone des Amériques, Ana
Beker. Édition Belin, collection Les cavaliers de l'aventure.
Avant propos de Jean-Louis Gouraud, préface et traduction
de Guy Georgy.

prix FNAC
14,20 € (93,14 FF)
En anglais
The
Long Riders'Guild Press est spécialisée dans l'édition des
oeuvres littéraires des grands explorateurs équestres du monde
entier. Fin de l'année 2001, The courage to ride,
version en anglais de L'amazone des Amériques a été
rééditée.

prix amazon.fr
25,85 € (169,56 FF)
Éditions épuisées
L'édition originale espagnole a été
publiée à Buenos Aires en 1957 et à 2957
exemplaires, comme le précise le dépôt
légal (Ediciòn La Isla, Buenos Aires).
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d'informations
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| Tout au long de son voyage,
Ana Beker a rencontré de nombreuses personnes, des journalistes,
des responsables politiques et aussi tous ceux qui l'ont accueillie
et aidée. Malgré cela, les témoignages, les coupures de presse
sont rares. Si vous ou un proche avez rencontré Ana Beker, nous
vous remercions de prendre contact avec nous.
contact
e-mail
Avec Jean-Louis Gouraud et CuChullaine
O'Reilly, nous sommes très intéressés par toutes les informations
qui permettront de poursuivre et d'enrichir nos recherches
sur Ana Beker et son voyage culte.
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Ana Beker, l'amazone des Amériques
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Par une matinée splendide, pleine d'entrain, je retrouvai
mes chevaux qui se mirent à hennir triomphalement à ma vue,
et, m'engageant vers l'intérieur du pays, cap au nord, je
partis à la découverte d'une Amérique inconnue, d'un continent
magique, et des hasards que le destin voudrait bien offrir
à une fille de la campagne, prête à tout sauf à reculer.
Ana Beker était argentine, fille de parents
lettons. Le 1er octobre 1950, elle quittait Buenos Aires (Argentine),
le 6 juillet 1954, elle atteignait Ottawa (Canada). Cette
fille d'agriculteurs avait consacré quatre ans de sa vie à
relier à cheval les capitales les plus distantes des deux
Amériques, et surtout à réaliser son rêve. Partie de la pampa
avec deux chevaux Criollos, Principe et Churrito, arrivée
sous les gratte-ciels avec Furia et Chiquito Luchador. la
"blonde gaucho", qui avait le verbe haut et un revolver calibre
38 à la ceinture, traversa l'Argentine, la Bolivie, le Pérou,
l'Équateur, la Colombie, le Panama, le Costa Rica, le Nicaragua,
le Honduras, le Guatemala, le Mexique, et du Texas repartit
pour la Nouvelle Orléans, Washington, New York et Montréal
avant de toucher au but. Encourageant ses chevaux aussi bien
de baisers que de coups de cravache, la "Amazona de los Americas"
dût les protéger des morsures des chauve-souris, les nourrir
de riz aussi bien que de rafles de maïs, les sauver des attaques
des condors dans les Andes et de celles des jaguars dans la
jungle, et si elle frottait d'ail leurs paturons, ce n'était
pas pour éloigner les vampires, mais bien les serpents venimeux.
Quant à elle, c'est presque en passant qu'elle
indique comment elle contourne la demande en mariage d'un
cacique (chef de tribu indienne), traverse sans encombre la
guerre civile en Colombie, partage le rêve d'un pêcheur de
trésors du lac Titicaca et échappe aux chasseurs de vigognes,
sans murmurer quand un de ses chevaux lui décoche un coup
de pied. Ana Beker écrit simplement, sans effets, sans drame,
et c'est ainsi qu'on perçoit le mieux son talent le plus grand,
qui est celui du voyage.
L'attaque des Condors
Tragiquement et à
quelques jours d'intervalle, Principe et Churrito, les deux
chevaux Criollos d'Ana Beker sont morts dans les environs
de La Paz en Bolivie. L'anecdote surprenante que nous reproduisons
ici se déroule au Pérou. Luchador, douze ou
treize ans, un cheval gris de bonne apparence et une jument
zain de quatorze ans sont ses nouveaux compagnons pour la
suite du voyage.
"Ce fut pendant une
de mes haltes solitaires, au cours desquelles je contemplais
avec émotion le spectacle grandiose des sommets et des précipices
de la Cordillère. Des condors évoluaient au-dessus de ma tête,
avec une réelle majesté qu'ils donnaient l'impression d'être
les rois des Andes.
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| La légende du voyage
à cheval |
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du voyage à cheval !
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J'étais assise les pieds sur
le rebord d'un chemin très étroit, en forme d'escargot, et les chevaux
s'étaient arrêtés quelques mètres plus loin, très attentifs à leur
propre équilibre. Sur un tel terrain, il est difficile d'oublier
le risque de tomber dans le précipice. Luchador s'était mis un peu
à l'écart en quête de quelques brins d'herbe rêche qui poussaient
entre les pierres. Tout à coup, je vis un grand condor voler en
piqué jusqu'à mon cheval. À sa suite, un autre, puis trois ou quatre
condors décrivirent des cercles majestueux en l'air autour de Luchador,
qui s'en inquiéta, d'autant qu'un des oiseaux lui donna en passant
un terrible coup d'aile; puis un autre l'attaqua, ce qui m'effraya
presque autant que le cheval. Alors, les condors se mirent à frapper
à droite et à gauche ma pauvre monture avec leurs grandes ailes.
Je compris immédiatement leur intention: ils essayaient de déséquilibrer
Luchador pour qu'il perdît pied et dévalât le flanc de la montagne
jusqu'à l'abîme.
Je bondis auprès de Luchador
à point nommé pour ajuster son protège tête et l'empêcher de basculer
dans le précipice. Les condors reprirent de la hauteur, puis, sans
plus se soucier de ma présence, ils revinrent à la charge. On les
sentait furieux de ne pouvoir atteindre leur but. Ce fut un véritable
combat; le cheval était terrorisé et je criai, tout en faisant de
grands moulinets avec les bras pour les effrayer. Ils s'éloignèrent
un peu et j'en profitais pour attacher le licol du cheval à une
grosse pierre. Je retournai près de mon bagage et, avec mon revolver,
tirai trois ou quatre coups. Les détonations maintinrent les oiseaux
de proie à bonne distance, ce qui me permit d'amener les chevaux
jusqu'à un abri plus spacieux et plus sûr. Cet événement fut une
des plus grandes frayeurs de mon expédition. Les charognards s'attardèrent
encore avant de disparaître, quand ils furent convaincus d'avoir
manqué leur proie.
Je ne connaissais pas cette
façon des condors, mais j'appris plus tard qu'ils procédaient ainsi
avec les bourricots, les mules ou les haridelles abandonnées par
les Indiens pour cause de grand âge. S'ils en apercevaient dans
des lieux escarpés et abrupts, ils les faisaient rouler comme je
l'ai expliqué. Une fois basculés et morts, ils se précipitaient
tous pour se gaver de leurs dépouilles, jusqu'à ce qu'il ne reste
plus que les os. Je vis moi-même, près de Abancay, une vieille mule
efflanquée qui s'était probablement écartée du troupeau, être attaquée
par des condors. Ils la frappèrent de leurs ailes jusqu'à ce qu'elle
tombe. Je me penchais sur la faille dans laquelle elle s'était écrasée
et je vis les condors la démembrer et la déchirer à coups de bec
avec fureur. Sans savoir d'où ils venaient, des dizaines de charognards
apparurent et survolèrent le lieu de la curée. Quand les condors
s'éloignèrent, les vautours leur succédaient…"
L'amazone des Amériques,
un livre culte
L'Amazone des Amériques a inspiré
toute une génération de voyageurs à cheval: quand on sait que c'est
le périple d'une femme qui, en 1950, se mit en selle à Buenos Aires
pour arriver, quatre ans plus tard, à Ottawa, on se dit qu'il n'y
a rien d'étonnant. Rien, non, hormis le fait qu'aucun d'entre eux
ne l'avait jamais lu, et pour une bonne raison: édité en Argentine
en 1957 à moins de 3000 exemplaires, jamais traduit, irrémédiablement
épuisé, ce livre n'existait plus.
Page conçue et rédigée
à partir du dossier de presse des éditions Belin
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